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D'où viennent ces sons. Le tanbou bèlè a un fût de lattes de tonneau de rhum et une peau de cabri ; sa sonorité recherchée est « proche de la terre, un peu sourde », et le talon de pied frotté sur la peau le rend mélodique — d'où les légers glissements de hauteur d'un coup à l'autre. Les tibwa sont deux baguettes de bois frappées sur le fût : elles donnent le tempo de base, le tambour se contente d'accentuer et de répondre. Le chacha est une calebasse séchée remplie de graines, ou une boîte de fer-blanc. Le tanbou débonda et le ti-bwa en bambou viennent du chouval bwa. Le beliyà et le gran bèlè sont les deux formes de bèlè à trois temps, comme la mazouk — d'où la grille à 12 pas.
Le carnaval. Dans un groupe à pied — l'orchestre de rue des vidés — la base est le tambour, souvent un baril de récupération, plus clair et plus mordant que le tanbou bèlè. S'y ajoutent le ti-bwa , le cha-cha , la cloche , le siyak (une grande râpe de bois ou de métal que l'on gratte d'une baguette), la conque de lambi qui servait autrefois de signal, et selon les groupes des cuivres — trompette et trombone.
Les sons. Toutes les pistes jouent de vrais enregistrements, jamais de synthèse. Congas et bongos : « Bongos and Conga Hits » de MrRentAPercussionist sur Freesound (CC BY 4.0). Conque : RoofDog sur Freesound (CC0). Djembé, surdo, toms, bloc de bois, cabasa, güiro, cowbell, trombone, trompette, clarinette, flûte, saxophone, banjo, guitare et contrebasse : Philharmonia Orchestra sound samples . 808, caisse claire, tom, charleys et bloc électro : banque de Sonic Pi (CC0). Quand l'instrument martiniquais lui-même n'existe pas en enregistrement libre (tanbou bèlè, tibwa, chacha, siyak, ka), la ligne « enregistré : … » dit ce qui le remplace : une tumbadora ralentie pour le tambour di bass, un güiro pour le siyak, un djembé pour le ka. Les instruments mélodiques jouent une note fixe, indiquée à côté du nom. En mode Synthèse , tout est fabriqué par la Web Audio API : chaque timbre cherche le comportement de l'instrument, pas sa reproduction. Les motifs sont des interprétations stylistiques, pas des transcriptions du répertoire traditionnel. Les entrées « d'après des morceaux connus » reprennent seulement la pulsation de batterie telle qu'on la ressent à l'écoute : ni mélodie, ni paroles, ni relevé exact.